Voilà une semaine que nous avons délaissé la civilisation, et à notre retour nous apprenons que la France est à feu et à sang : un seul homme derrière cette révolution, notre cher Sarkozy, qui se met à dos les fonctionnaires en plus de son épouse… Décidément, voilà un président qui aime à s’attirer les foudres, et ce depuis déjà sa fonction de ministre de l’intérieur, où son goût pour la sécurité en avait révolté plus d’un. Bein oui, quoi, on ne peut plus rouler à tombeau ouvert sans se recevoir une prune à la maison, vous vous rendez compte ? Et puis toute cette flicaille, bon dieu…
Oui mais voilà. Trop vaut peut-être mieux que pas assez. Je ne parle pas de la brigade routière, bien qu’une politique plus stricte serait certainement un grand progrès pour tous les conducteurs argentins. Quoi que si, allez, je vais en parler :
Sur la route, le nombre de tués et de blessés place l’Argentine dans le peloton de tête des pays à très forte insécurité routière. [...] Absence de formation initiale, réseau routier inadapté, mauvais état des véhicules, comportement agressif, prévention et répression insuffisantes provoquent la mort de plus de 11 000 personnes chaque année.
Votre rêve est que l’on vous laisse écrire un SMS au volant sans ceinture de sécurité sans qu’aucun flic ne vous emmerde ? Ou traverser Buenos Aires en moto cheveux aux vents à 140km/h ? Ou bien brûler un feu sous les yeux inexpressifs d’un représentant de l’ordre ? Pas de doute, l’Argentine est faite pour vous.
Mais venons en au fait. Kiwi a perdu son porte-feuille à Jujuy avant-hier, dans un locutorio. D’emblée, on sait qu’il est peine perdue d’essayer de le retrouver. En même temps, qui ne tente rien n’a rien. Alors pourquoi ne pas passer quelques coups de fil à la police ?
Voici un extrait de l’une des nombreuses conversations téléphoniques stériles eues auprès d’un agent :
— Vous savez, il y a peu de chances que vous retrouviez votre argent.
— Oui, mais si au moins je pouvais récupérer mes papiers…
— On a appelé la police, ils n’ont rien, et le locutorio était fermé… Ah non non, pardon, le locutorio n’a rien non plus.
— Je vous laisse peut-être mon numéro, au cas où ?
— Ah, oui tiens, pourquoi pas…
— 4983 xxxx
— Vous êtes sûre de ce numéro ?
— Oui, il faut rajouter l’indicatif 11 devant, pour Buenos Aires.
— Mais c’est le numéro d’où ?
— Eh bien mon numéro de fixe à Buenos Aires !
— Et là vous êtes à Buenos Aires ?
— Oui.
— C’était la première fois que vous veniez à Jujuy ?
— Oui.
— Arf, c’est dommage, vous allez avoir une mauvaise image de Jujuy, alors…
— …
Très sûrement. Dès notre arrivée là-bas d’ailleurs.
Et les exemples de l’incapacité de la police argentine dans notre entourage sont nombreux : avant notre départ, quatre de nos connaissances (toutes féminines) ont eu affaire à des cambrioleurs. Le premier pendant l’absence des colocataires, le second plus brutal, avec menaces à mains armées et ligotage. Et le constat de la police s’est résumé à une simple phrase :
— Ah bein oui, ça arrive souvent…
Il faudra donc m’expliquer à quoi ça sert d’avoir des flics postés à chaque cuadra, leur lecteur MP3 dans les oreilles, si, de toute façon l’Argentine reste une « zone à risque ». On est bien loin des Experts CSI, des enquêtes menées avec ferveur et des méchants toujours enfermés… Non, ici c’est plutôt pot-de-vin et fatalisme. Ne soyons pas mauvaise langue pour autant, car j’ai été arrêté pour un contrôle papier la semaine dernière et aucune somme ne m’a été demandée (tu vois Clément, je suis sûr que tu avais un peu mordu la ligne continue)…
Toujours est-il que la plus grande prudence doit rester d’actualité pour éviter tout désagrément. Enfin, en cas de problèmes, vous pouvez toujours vous reporter au site du consulat qui donne quelques démarches à suivre. Et surtout faites immédiatement opposition à votre carte bleue en cas de vol : un numéro spécial y est indiqué pour ce faire ; notez-le quelque part !

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Depuis quand Sarko a été premier ministre
Pour ton information beaucoup de flics au coin des rues ou devant des magasins, ne travaille pas pour la police, mais pour le magasin qui les paye en effet ils ont le droit (ou ils le prennent pas bien compris ce point) d’avoir un travail de vigile en dehors de leurs heures de boulot. Faut dire vu qu’ils sont payés au lance pierre, je ne leur jetterai pas la première pierre (putain j’suis drôle).
Désolé pour tes sous et surtout tes papiers, si tu voulais les récupérer fallait aller en Syrie
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Petit précis du voyageur, ne jamais avoir ses papiers dans son portefeuille, mais toujours autour de sa taille et au fin fond de son froc. Afin d’éviter (surtout en Argentine) de sortir son passeport toutes les 5 minutes en apprendre le numéro par coeur
Tu riras moins quand je vais debouler chez toi deguisé en policier et t’extirper d’avantage de photos de ton voyage…
Ouille ouille ouille dur retour de vacances, merci Dul pour la coquille.
En ce qui concerne les papiers, je sais bien qu’il faut faire attention, j’ai moi même le strict minimum sur moi et j’ai banni l’usage de sacoche depuis mon arrivée en Argentine. Mais tu connais les filles, elles ont toujours besoin de leur sac à main et de l’intégralité de leurs affaires dans leur porte-feuille… Quant au passeport je préfère la méthode photocopie !
Clément tu es le bienvenu, j’ai plus de 800 photos à te montrer
Et oui faut faire gaffe, je n’ai pas suivis les conseils du bon voyageur, maintenant je suis bien embêtée… Je viens de faire le « Certificado de denuncia » au comissariat. Après avoir perdu mon argent et ma carte bleue il a fallu que je paye encore 10 pesos pour ce papier qui ne sert pas à grand chose.
D’autre part, même si je sais exactement à quel endroit, heure et circonstance je l’ai perdu, el Oficial ne m’a pas demandé ces informations. J’ai trouvé ça bizarre, j’ai donc bien relu le certificat avant de le signer. C’était écrit à la fin « Hecho ocurrido en dia, circunstancia y lugar que ignora… » Donc là j’ai saisi l’opportunité pour lui donné tous les détails. Mais il m’explique que dans ce cas là il faut que j’aille à San Salvador de Jujuy… 22h de bus, 352 pesos de plus… non merci donc je ne sais pas où j’ai perdu mon portefeuille.
Les centres de polices sont les rois de l’embrouille quand ils veulent…
Apres on lit dans les journaux qu’a La Plata, une garde policiere de nuit (3 policiers) ont eté tué et poignardés dans leur office protegée par camera, code et tout et tout. Le motif reste obscur mais certains se laissent à penser qu’il s’agirait d’un coup « morbidement » mediatique d’avant election afin de montrer que MEME dans un poste de police on n’est pas en securité.
Le pire c’est que ca ne parait pas impossible Clément!
Kiwi au bout du compte le plus important c’est d’avoir un papier de la police pour l’assurance si besoin est. C’est con mais comme ça de toute façon la police n’a aucune chance de le retrouver.
Et si c’etait la police qui t’avait volé tes papiers, hein? …Bon, ok, je sort…
Il y a effectivement quelques règles de base pour tenter d’éviter les vols. En cas de non-observation de celles-ci, la sanction est immédiate.